L’enfant et le peintre L’adulte que je suis n’a pas tuer l’enfant que j’étais, il demeure toujours en moi. La vie est une colonne et chaque jour ajoute une pierre sur les précédentes. Les premières en bas viennent de l’enfance et celles de l’âge adulte reposent de leurs poids au dessus. L’édifice ne peut s’élever sans la solidité de la basse. C’est comparable également aux anneaux de l’excroissance des troncs d’arbres. Les plus petits sont tracés par les premières années du végétal. Lorsque l’arbre devenu mâture perd son cœur il sonne creux. L’enfance avec le temps devient une matière consistante, profonde, belle.
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